Olga Degay : “Les français sont très bien accueillis en Russie”

Témoignage d’Olga DEGAY. Interviewé par Yuliya KOSTYLEVA.

Aujourd’hui, Olga Degay (Ruscontact Consulting) partage avec nous son expérience de travail avec des entreprises françaises sur le marché russe.

Yuliya Kostyleva : Bonjour Olga ! Pourriez-vous s’il vous plait nous dire ce que vous faites et comment êtes-vous arrivée à ce résultat ?

Olga DEGAY

Olga Degay : Au cours de mon expérience professionnelle qui a commencé il y a 10 ans, j’ai travaillé sur des projets dans différents domaines industriels. Ce qui me permet aujourd’hui d’avoir des connaissances sur le mode de fonctionnement de différents marchés.

Je propose ainsi mes services aux entreprises françaises qui cherchent à développer leurs activités avec la Russie : préparation de projet export, prospection et accompagnement dans la mise en place de partenariats commerciaux avec les interlocuteurs russes.

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YK : Est-ce que l’environnement d’affaires a changé depuis que vous travaillez ? Quels changements vous paraissent les plus surprenants ?

OD : Le milieu des affaires a évolué depuis 10 ans. Du côté russe il y a aujourd’hui de plus en plus de collaborateurs dans les entreprises qui parlent anglais, si les entreprises envisagent des relations avec la France ils embauchent un salarié francophone. Il y a une véritable volonté de collaborer. Je rencontre également énormément d’entreprises françaises qui sont déjà présentes sur la zone. Il y a une importante communauté d’Expats français en Russie. C’est un bon indicateur – cela montre qu’il est possible de conquérir le marché russe, il suffit de savoir comment.

YK : Est-ce que vous rencontrez des entreprises russes qui souhaitent faire des affaires en France ?

OD : Oui, je rencontre de tels cas. Ce sont principalement des entreprises russes qui sont en recherche de technologies européennes, car certaines solutions qui existent en Russie ne sont pas suffisamment performantes. Ces entreprises sont dans une situation où la question de budget devient secondaire et où la priorité est de trouver un interlocuteur fiable qui proposera une solution clé en main et saura accompagner son implémentation ainsi que le suivi.

YK : Quels domaines sont les plus actifs ? Pourriez-vous mentionnez les secteurs à potentiel de coopération franco-russe.

OD : Il y a un véritable potentiel pour les technologies environnementales, comme le traitement des déchets industriels, des sols pollués.

De plus, il manque de technologies dans les industries mécanique et médicale.

Pourquoi ? Parce que les nouvelles normes environnementales obligent les industries à rendre leurs productions plus propres, les collectivités à restaurer les sites pollués – pour cela il faut des solutions spécifiques. Le parc de machines-outils doit être modernisé et le secteur de la santé est en train de vivre une réforme.

Ces changements représentent d’énormes opportunités pour les entreprises françaises – il ne reste qu’à se donner les moyens et décrocher les contrats.

YK : On dit souvent que la Russie et la France sont proches sur le plan culturel. Pourriez-vous nous donner un exemple de différences ou de similitudes ?

OD : Pour moi, de part et d’autre, les professionnels sont aujourd’hui les mêmes, c’est à dire concrets et orientés sur les résultats. Ils voyagent, parlent anglais et partagent une culture des affaires commune. La Russie est une civilisation européenne, bien sûr avec des particularités importantes à respecter, mais les français n’auront pas de choc culturel.  Pour vous donner un exemple, la notion commune de temps est quelque chose qui peut servir de point de repère pour le monde d’affaires – les russes apprécient beaucoup la ponctualité et sont stimulés par les échéances de délais. Ainsi, je vous donne une astuce : le fait d’établir des deadlines pour les projets est un bon moyen d’avancer sur le rythme voulu.

YK : Pour résumer, quels sont les premiers pas pour aborder le marché russe ?

OD : La première étape, c’est d’étudier ses propres ressources et d’évaluer les opportunités d’affaires pour votre industrie. Une fois ces deux points validés – adapter un minimum la documentation en russe et prospecter. Le tout – c’est oser ! Sachez que les français sont très bien accueillis en Russie, j’ai l’expérience de n’avoir que de bons retours. Il faut être réactif, car la situation change rapidement et les entreprises russes savent saisir les opportunités. Il est alors particulièrement recommandé d’être soutenu par un collaborateur biculturel expérimenté qui saura utiliser les bons codes culturels pour bien présenter l’entreprise et son projet, éviter les malentendus tout en créant une atmosphère de confiance vitale pour mener à bien le développement.

 


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